003CATACLYSMES AQUATIQUES - Alerte ROUGE -

Au risque de provoquer une frénésie de peurs dans les populations, la situation actuelle devenant insoutenable et intenable par les instances dirigeantes, il nous apparait nécessaire de rappeler en mémoire les origines de ces catastrophes récurrentes mais devenues non maitrisables.

Le terme "naturel" généralement employé pour justifier est à prendre autrement qu'au premier degré. Si l'incidence dite naturelle peut être considérée en tant que telle, il n'en reste pas moins vrai que ces bouleversements climatiques ne sont que la résultante de tous les agissements humains, quelles qu'en soient les motivations. 

La pluviométrie s'est accentuée considérablement depuis 50 ans. Pourquoi ? A cause du changement climatique "ordonné" graduellement depuis la première révolution industrielle du 19° siècle et mise en avant par Auguste Blanqui. Depuis cette époque, la "civilisation libérale" n'a fait qu'accentuer le phénomène, reprit dans tous les pays du monde mais élevé au rang de l'inacceptable au plan environnemental. Voilà pour le constat, répété des millions de fois dans tous les médias de notre monde dit "civilisé" mais ô combien naïf et égoïste. Une fois le journal replié ou le téléviseur éteint, combien de citoyens ont l'intention de vouloir peser dans cette nécessité de modifier notre manière de vivre? Il n'existe aucun sondage sur ce sujet, mais en réalité le résultat serait probablement inférieur au plus mal loti des candidats à l'élection présidentielle. C'est dire combien le sujet intéresse...!

Revenons au sujet du moment. Pourquoi cette pluviométrie? Tout simplement à cause d'une accumulation dans l'atmosphère de GES (Gaz à Effet de Serre), lesquels provoquent une transformation de toute la climatologie terrestre. Nous sommes, dans nos régions de France, situés disait-on dans une zône tempérée. Ce qui impliquait des climats saisonniers marqués. Par exemple, nous avions des vrais hivers et des vrais étés. La saison des pluies était plutôt concentrée du 15 octobre jusqu'aux "Avents" début décembre. A présent, nous avons des pluies toute l'année et il n'est pas rare de n'avoir jamais de neige en hiver. Les saisons estivales caniculaires se font rares mais souvent plus accentuées. Cela a des incidences importantes que l'on refuse d'admettre, notamment sur nos politiques urbanistiques ou d'orientations agricoles.

Sur le plan "agricole",  les gouvernants de l'après-guerre (dès 1945) nous ont lancé dans un productivisme exacerbé et sans contrôle réel des incidences climatiques. Les transformations des assolements, puis des remembrements souvent contradictoires avec la polyculture locale, ont entrainé des ruissellements gigantesques alors qu'une grande partie des terres cultivables devait servir d'absorbtion pluviale. Le phénomène ruissellement s'est, de plus, accompagné de transferts des eaux polluées à cause d'une généralisation des pesticides. 

Sur le plan "urbanisme", il faut avoir présent à l'esprit que les politiques actuelles réduisent les surfaces "cultivables" au profit d'expansions urbaines pas toujours justifiées. Tous les 7 ans, l'équivalent d'un département disparait de la carte agricole. Où vat-on ? Qu'en sera t-il dans 20 ans ? La frénésie "urbanistique" envahit les esprits incontrôlés de nos chers élus et c'est ce qui pousse notre civilisation vers la "sortie"....! Le législateur a "inventé" les POS puis les PLU. Certes, il y a des règles administratives où, de plus en plus, l'environnement a sa place. Mais, la règle dite de "compensation écologique" existe et elle est largement usitée par ces chers élus, pas toujours au fait des conséquences provoquées par leurs actes et "méfaits". Pourvu que leur "programme électoral" soit respecté, suffit à leur autosatisfaction du moment. Pourtant, il y eu ces 20 dernières années des chaudes alertes qui ont marqué les esprits et enterrés des dizaines de morts, à cause d'inconséquences et de manque de vision sur l'avenir. Citons encore une fois les cas de la tempête Xynthia en Vendée (février 2010) ou celle de Vaisons la Romaine (septembre 1992). Dans les deux cas, il y eut un point commun : l'urbanisme développé au plus mauvais endroit et plus de 100 morts. 

ECOLOGIE NORMANDE profite de cet article pour rappeler qu'elle a émis le souhait de voir s'instituer, dans les régions, un CER (Conseil Environnemental Régional), lequel servirait la cause écologique certes, mais surtout permettrait d'échafauder une politique préventive et, notamment sur les risques "inondations" tant sur le côtier que sur les fleuves et rivières. Par ailleurs, nous avons également soumis l'élaboration de "Maisons éducatives écologiques régionales" capables à terme de jouer un rôle éducatif garantissant une vie durable et équilibrée sur nos territoires.  

Paris 1910

PARIS sous les eaux en 1910....

Puissions-nous enfin réaliser l'étroitesse du chemin où nous sommes engagés...! 

Pierre JUHEL

ECOLOGIE NORMANDE