01L' URGENCE PRIMORDIALE....

L' écologie et la santé sont des facteurs communs, mais on ne cherche pas à priori à les lier ensemble. Pourtant, l' OMS, selon ses rapports annuels nous signale que 40 000 personnes, chaque année, disparaissent à cause des pollutions ambiantes, terrestres, maritimes ou aériennes. Si rien ne se passe concrètement, en 2025, nous auront 60 000 cadavres qui seront énumérés puis un million à l'horizon 2100. 

La mer est particulièrement en danger, au point de recenser des 7ème, 8ème ou 9ème continents formés par des vastes agglomérats de déchets plastiques, de bois et autres, dérivant au fil des courants des océans. De plus en plus souvent, des pans entiers de ces agglomérats se détachent et viennent se réfugier sur nos côtes sauvages, comme la photo ci-dessus nous l'indique clairement (sur la côte Landaise)

ECOSYSTEME DEGRADE : La faute en revient strictement à l'homme lui-même qui, à travers la planète, ne se préoccupe pas assez des conséquences perverses que ses actes peuvent engendrer. La pression démographique provoque partout des déchets, des dépôts d'ordures incontrôlés mais qui souillent à outrance la terre, les rivières et de plus en plus les terres cultivables mises en jachère par les pouvoirs publics. L'exploitation intensive des forêts, parfois sauvage, et des polluants, favorise la dissémination de nouveaux virus impactant gravement la santé humaine. Des nouvelles épidémies nous guettent, alors qu'il fallait jusqu'à présent, remonter au 18° siècle pour trouver trace de la peste. C'est un grand retour en arrière qui nous attend à cause de l'autodestruction massive organisée inconsciemment par l'être humain. 

NOTRE AVENIR :  Il y a 30 ans, nous pensions que notre planète était notre terre nourricière éternelle. Tout s'est relâché dans nos esprits et nos comportements irresponsables (surproduction, appât du gain, utlisation intensive de pesticides, démultiplication de décharges sauvages incontrôlées, absence totale de civisme, et beaucoup d'autres encore...) font de notre planète un vaste cimetière de désolation anticipée, alors que nous serons bientôt plus de 9 milliards d'humains. Notre sécurité alimentaire ne pourra plus, de toute évidence, être assurée. C'est cela le constat...! Nous le voyons notamment sur la longévité de vie qui s'oriente vers la décroissance, alors que récemment nous étions en période d'allongement. Notre santé va se dégrader lentement mais sûrement. Il ne s'agit pas, à travers nos propos, de provoquer un état de panique, mais simplement faire comprendre que notre planète a besoin de respect pour qu'elle poursuive son cheminement commencé il y a des millions d'années. Ayons un comportement "responsable" et du bon sens , puis tout sera possible...!!!

Voir :  L'écologie de la Santé, pour une nouvelle lecture de nos maux  - Collectif de l'Institut écologie environnement (Cherche - Midi - CNRS).  

ECOLOGIE NORMANDE

Claudia SAINT-PAUL