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NOUVEAU GOUVERNEMENT, NOUVELLE METHODE, NOUVELLE GOUVERNANCE ?

Nous sommes beaucoup en France à imaginer ce que pourraient être les méthodes idéales pour gouverner la France. Cela fait des années, voire des décennies où nous entendons ce précepte dont la mise en oeuvre tarde à se réaliser. Pourquoi ? 

D'abord, il y a la classe "politique" qui s'évertue à nous ressasser qu'il y a lieu de privilégier le bon viel adage où la politique domine et doit continuer à dominer, quitte à être en contradiction avec les réalités du terrain. Pourquoi fait-elle cela? Tout simplement dans le seul et unique but de conquérir ou de conserver une "clientèle" électorale qui lui permettra d'accéder aux dotations de l'Etat. Etant donné que celles-ci vont de pair avec les résultats électoraux, il y a fort à parier que ce principe ne sera jamais désintégré, à moins de modifier la loi sur les financements des partis politiques dont on connait désormais les limites à la fois techniques et démocratiques. 

Ce système est très largement relayé par tous les médias (journaux, TV, radios, internet...) qui ont, sur ce point précis, chaussé les bonnes vieilles habitudes d'antan. Au point que tous les commentaires sont dirigés à partir de l'intérêt suscité par le représentant local de la "fresque politicarde", et soit dit en passant, qu'il soit bon ou mauvais, compétent ou non, ou encore qu'il connaisse ou pas son domaine géographique. En effet l'intérêt de cette sphère bien huilée est aux antipodes de l'intérêt réel du citoyen. 

Pourtant, il y a quelques exceptions, les sondages. En effet la plupart des instituts de ce type agissent en amont, directement près des électeurs avant que ne soient abordés les réels ou supposés problèmes rencontrés par les candidats eux-mêmes ou leurs subrogées structures. C'est ce qui explique, en grande partie, les décalages que nous avons rencontrés entre les primaires et l'élection réelle. A ce titre, les cas de HAMON et FILLON sont des exemples moteurs, sans oublier les représentants de certains petits partis marginaux ne représentant qu'eux-mêmes. 

Chacun y est allé de sa plume ou de sa réflexion mais pour l'avenir, il sera bon d'établir un nouveau principe de classification des potentialités individuelles si l'on veut éviter l'accentuation des dérives que nous découvrons maintenant. Ces dérives, nous les avons partout dans cette sphère "politicarde", non seulement au plus haut sommet de l'Etat (Présidence ou Ministres) mais aussi, ce qui est pire encore, dans les petits rouages locaux fonctionnant trop souvent à l'aide d'une huile déjà utilisée.

Je fais partie de ceux qui refusent l'intronisation abusive de "petits élus" dont la compétence se limiterait au savoir lire et écrire. Il est trop facile de vouloir réfuter ce que d'aucuns appellent, avec dédain, les technocrates alors qu'ils sont eux-mêmes en marge de toute logique que la collectivité est  en droit d'exiger. Faisons place nette à ces systèmes néfastes. Le nouveau Président Emmanuel MACRON semble vouloir remédier à cette situation. Il l'a bien comprise, mais sera t-il entendu? Pas certain car, si l'on y regarde de près, nous sommes devant une multitude de lobbies. Nous savons tous qu'à Bruxelles, ce système de lobby a perverti le fonctionnement de l'UE. Ce que nous connaissions moins c'est que dans notre petit domaine, nous avons aussi notre lobby cancéreux. Je formule des voeux pour que les principes initiés par "En Marche!" puissent s'applique massivement afin que notre démocratie et nos institutions ne puissent pâtir durablement de ces effets pervers. 

Jean-claude PERCEVAL