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H2 =  transformation de nos habitudes

Il est certain que la période que nous traversons se situe à  la charnière de deux méthodes de fonctionnement de notre société. Non seulement, nous devons en avoir conscience, mais surtout en appliquer les règles qui s'imposent à nous désormais. L'utilisation de nos énergies sera le vecteur "obligatoire" de cette conscience nouvelle. 

Nos voitures, très consommatrices d'énergies et une base essentielle de nos pollutions atmosphériques, vont devoir s'adapter à cette transformation du paysage économique et sociétal. Il en sera fini des "vroum vroum" bruyantes dont le principal dessein est de nous faire "ingurgiter" des tonnes de carburants ennemies de nos poumons et destructrices de notre planète. Nous allons faire place à un autre mode de vie et de consommation, que chacun le sache. 

Pour faire simple, la solution idéale serait de passer au tout électrique, mais cela pose d'autres problèmes. Il faudrait probablement décupler les centrales électriques afin d'obtenir le résultat escompté. Au moment où se posent les problèmes des centrales nucléaires, sans réelle substitution de masse, il nous faut orienter l'industrie de la voiture vers une solution plus équitable, laquelle permet une réduction drastique de la pollution. Il s'agit de la voiture électrique accompagnée d'une pile à combustible (PAC) alimentée par de l'hydrogène comprimé à 350 bars ou à 700 bars selon le cas. Cette différence influe sur l'autonomie du véhicule; s'agissant d'un VL ou d'un VU, cette autonomie peut  varier de 250 à 600 km. N'oublions jamais que ce type de véhicule, équipé d'une PAC, ne rejette aucun polluant. En conclusion, nous pouvons en déduire que ce système est probablement le mieux adapté à nos déplacements individuels et personnels dans les 50 prochaines années, et ce pour les deux raisons suivantes :

> réduction de la production électrique de masse (autonôme via la PAC)

> Aucun rejet de polluants

J'ai moi-même testé cette semaine, au Parc départemental de la Manche, la conduite d'un de leurs 25 véhicules équipés. Je peux affirmer que celui-ci, outre son silence "électrique", est très agréable à conduire. J'ai été surpris par la reprise qui est bien supérieure à ce que j'imaginais. Sur le plan de la vitesse, nous pouvons affirmer que celle de 90 sur route et celle de 130 sur autoroute sont "tenables" sans aucune difficulté. Mais il faut savoir que ces voitures de demain nous obligeront à modifier nos modes de conduite, ce qui devrait rassurer la sécurité routière. De grands constructeurs automobiles fabriquent déjà des modéles spécifiques "électrique - PAC  H2". Le "vroum vroum",  c'était hier....!

Toutefois, se posera désormais le problème de la distribution du H2, ainsi que sa fabrication. Le manque de stations de remplissage risque d'en freiner quelque peu le développement. 

En partenariat avec des industriels français, notoirement connus et au top de cette industrie, ECOLOGIE NORMANDE a décidé de participer à la création d'unités de fabrication de l'Hydrogène par électrolyse. Cette participation se fera dans le cadre de la coordination et le pilotage des opérations communes entre les 4 participants. Cette première unité verra le jour dans le Sud - Manche et notre association Ecologie Normande en sera le garant écologique et durable

Enfin, il me tient à coeur de préciser que l'hydrogène, si il est un gaz inflammable, il n'en est pas pour le moins inconnu des industriels. Il a été identifié au 17° siècle et fut utilisé comme "gaz de ville", mélangé notamment à du méthane pour alimenter les lampadaires de nos villes au 19° siècle (v. "L'allumeur de réverbères") lors de la révolution industrielle. Les techniques ont largement évolué, la sécurité aussi. A présent, sur ces points essentiels, rien ne peut interdire le développement de cette source "non polluante" qu'est le H2.

Il m'est apparu indispensable de vous communiquer, chers lecteurs et adhérents, l'expérience que je viens de vivre et surtout vous informer qu' ECOLOGIE NORMANDE poursuit son objectif, participer de manière active à l'amélioration des conditions de vie de nos amis normands. Les pouvoirs publics nous accompagneront et notre Ministre des énergies, Nicolas HULOT, en sera notre premier support. 

Pierre JUHEL

Président