HULOT

malpasset

 

 Un MINISTRE PEUT-IL SE FAIRE PILONNER ?? 

En général, on peut se faire pilonner (écraser) par un ennemi. Mais dans le cas qui nous préoccupe, cet ennemi est-il clairement identifié? Cet ennemi peut-il être réduit au silence? Voilà autant de questions que l'on est en droit de se poser. La société dans laquelle nous vivons est ainsi faite. Par exemple, les services de l'UNION EUROPENNE à Bruxelles sont infectés par des nombreux lobbies qui agissent dans l'intérêt du sujet qui justifie leurs actes. Ces agissements sont-ils légaux? En principe, NON, mais tout le monde s'accorde à fermer les yeux, bien souvent au nom d'un sacro-saint chantage à l'emploi. 

Pour nos barrages du sud-Manche, ce serait plutôt l'inverse. L'emploi on s'en fiche complètement, même si des gens sérieux, au nom d'une orientation internationale sérieuse, viennent vous proposer de créer dans votre département une usine (c'est si rare de nos jours) avec 150 emplois à la clé. Rien n'y changera, selon notre Etat aveugle, sourd et atteint de cécité avancée. Circulez messieurs, il n'y a rien pour vous dans le secteur...! Ici, c'est "chasse gardée" pour les copains écolos bien pensants, car eux, contrairement à vous, ils sont dans la vraie ligne verte, ils sont les garants de la grande reculade de notre société qui aboutira, sans exception, à des dépenses publiques exponentielles sans réel contrôle. 

Vive les petites fleurs, vive les batraciens et les poissons "rares" mais au diable l'emploi. M....vous allez pas nous ... avec vos conneries....!!!! Nous, nous travaillons pour le Pliocène, mais pour cela, nous avons besoin de votre fric des temps modernes...!!!! 

Hier, 1er décembre, nous avons rendu visite à M. le Préfet de la Manche (enfin, dirions-nous). Toutefois,  cette visite reflète bien l'esprit dans lequel la France avance désormais. Certains jusqu'à présent pensaient que notre pays avançait à plusieurs vitesses, mais non, en réalité il ne dispose que d'une voie unique identique aux lignes de chemin de fer secondaires, c'est dire! Rien, absolument rien ne doit dépasser des ajoncs plantés par les seuls bipèdes patentés qui, c'est bien connu, à disposer de LA vérité économique et environnementale. La qualité de vie, quoi qu'on en dise, n'est pourtant pas synonyme de sens unidirectionnel et indiscutable. Pourtant les évolutions des textes sur la décentralisation sont très clairs et créent ici pour les barrages une exception inaccpetable. En effet, la Loi NOTRE (7 août 2015) établi les nouvelles compétences des Régions comme suit : 

> Dans le domaine de l'Aménagement et du Développement des Territoires, la Région élabore un SRADDET (Schéma Régional d'Aménagement de Développement Durable et d'Egalité des Territoires) qui a valeur prescriptive à l'égard des documents d'urbanisme (SCOT, PLU et PLUI). Dans le cas où ce SRADDET ne serait pas élaboré, la Région a temporairement obligation (disposition constitutionnelle de droit) de s'en tenir au plus près des intérêts majeurs des populations. 

La question qui se pose pour cette affaire ultra délicate des barrages, ce principe a t-il été mis en application ou l'Etat, pour le moins régalien et jacobin, a t-il outrepassé ses prérogatives ? Dans ce cas, à quoi servent les lois de décentralisation? Nous avons un début d'exmple avec cette demande de PPRI (risque inondations) qui n' a pas été suivie d'effet après que la commission d'enquête eu rendu son rapport en 2014. Nous craignons, selon les échanges d'hier avec M. le Préfet, que ce PPRI ne soit pas dans l'agenda immédiat de l'Etat ou alors il y a un fort risque que ce PPRI ne soit établi qu'après la destruction. Selon notre interprétation issue de la conversation avec M. le Préfet, c'est une "question de temps". Car pour eux (pas pour nous) le temps presse afin d'empêcher coûte que coûte les partisans du maintien que nous sommes de recourrir à des textes qui iraient à l'encontre des "Ayatollahs de l'écologie" que nous ne partagerons jamais. Il nous est apparu indispensable, pour la clarté du débat, que nous devions rendre publique l'explication de M. Nicolas HULOT qui l'a amené à prendre cette décision si rapide alors qu'un accord avait été conclu précèdemment jusqu'en juin 2018, date de fin de vidange. En 2014, Mme ROYAL avait bien compris le sujet en venant sur place. Elle avait permis de ralentir le rouleau compresseur, nous lui en sommes reconnaissants. Puisse Nicolas HULOT en faire autant en acceptant l'invitation qui lui a été adressée par ECOLOGIE NORMANDE. 

Nous considérons "scandaleuse" cette décision autant rapide qu'inappropriée. Nous assimilons la "cabale" fomentée par certains proches du dossier comme une forfaiture. Nous espérons aussi que la demande que nous formulons auprès du Président Hervé MORIN sera prise en compte au plus vite afin d'empêcher l'erreur du siècle dans notre secteur agréable du sud Manche.  Dans le cas contraire, nous envisageons de transmettre ce dossier aux rédactions spécialisées de grands hebdos. Nous ne lâchons rien. Nous sommes certains que notre démarche est encline à un besoin bien réel et incontournable.

 QUELQUES IMAGES 

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 Pierre JUHEL

 Président d' ECOLOGIE NORMANDE