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La PROPAGANDE en ECOLOGIE...

Une propagande, c'est quoi ?

C'est un ensemble de techniques de persuasion, reconnues pour stimuler l'opinion, et plus particulièrement celle qui est la plus réticente aux influences et à l'endoctrinement. La technique du "bourrage de crâne" est très éprouvée, au point de modifier en profondeur les réactions psychologiques des individus les moins réceptifs à en accepter les notions.

Une propagande a des objectifs variés, de la politique aux actes économiques. Les dictatures ont largement usé de ces techniques pour arriver à leurs fins. Ce fut le cas, en Europe, du troisième Reich ou du régime franquiste. Mais dans notre siècle, elle sévit dans les orientations de la consommation et désormais, dans le domaine de l'environnement. Sur ce dernier point, la propagande cherchera  à façonner émotionnellement la connaisance pour orienter le citoyen vers une solution globale différente et particulièrement bien élaborée. 

Pour cela, se mêlent inéquitablement la diversion et la confusion sociologiques. Dans ce cas, il convient pour ses initiateurs, de trouver le point critique et le fil d'Ariane y conduisant. En général, les propagandistes se servent d'arguments convaincants et souvent simplistes, à la hauteur de chacun d'entre nous. On peut appeler cela du sophisme (argumentaire trompeur), mais in fine, il y a deux noms qui collent parfaitement : "manipulation" et "supercherie". Par exemple, "laisser croire aux citoyens que travailler beaucoup moins amènera une vie nettement plus heureuse", ne serait qu'une gigantesque manipulation. Ou encore, "Hitler avait imaginé la race arienne comme étant supérieure à toutes les autres". Inepties, supercheries, manipulations...toutes initiées par des propagandes savamment conduites. 

Pour appuyer mes propos, je conseille aux lecteurs de se reporter aux écrits de Jean-Léon BEAUVOIS, dans son livre "Les illusions libérales" (2005). Il met notamment en exergue nos croyances et nos valeurs et la relativité de notre fonctionnement sociaL Je dois avouer que la lecture de cet ouvrage permettrait, au moins partiellement, que nous évitions les aléas de tout propagandisme. 

Et l' écologie...?

Elle n'échappe pas à la règle. Je dirais même que c'est dans ce domaine où les aspects les plus pernicieux se sont fait jour. Chacun aura compris que l'écologie est la science "proche de la vie" et par conséquent, suscite des intérêts collectifs très prenants. Ne dit-on pas que le développement durable est notre "bien commun"..! Plus qu'hier, nous découvrons dans cette science des intérêts supérieurs. Et que les gouvernants de nos démocraties modernes ont enfin pris en compte. 

A contrario, nous constatons l'apparition d'un "magma associatif" à consistance et géométrie variables, au sein duquel s'entremêlent les aspects politiques, économiques et industriels ou encore ceux issus d'intérêts locaux peu ou prou nantis d'un collectif affirmé. Ce magma, bien souvent monté à la hâte pour répondre à un sujet spécifique, ne revêt ou n'utilise que rarement les réels moyens législatifs et économiques initiés au plan national. Au point que sous certains aspects, les actions et argumentaires développés sont souvent plus proches de la propagande que du développement économique concerté. Des milliers d'exemples existent chaque année dans nos territoires. 

C'est aussi pour cela que nous réfléchissons sur une mise en place d'une "plateforme écologique transpartisane" qui aurait au moins l'intérêt de cerner les problèmes écologiques, non perçus par nos dirigeants, mais qui permettrait de solutionner au mieux, en toute légalité, la majeure partie des actions qui encombrent les Tribunaux administratifs qui retardent grandement les solutions (souvent en années). 

Nous pensons qu'il serait temps de changer de braquet. A ce régime là, nous nous dirigeons vers une multitude de NDDL ou d'arasement de barrages, néfastes à l'entente nationale d'une part, à la mise en oeuvre de projets économiques "indispensables" au maintien de notre "bien commun durable", sans pour autant sacrifier les équilibres environnementaux. Depuis trop longtemps, nous vivons dans une société irrespectueuse de l'autre et où la demande financière prime sur tout le reste. Cela est devenu inacceptable car il se crée un climat quasi insurrectionnel, néfaste à tout développement économique que la nouvelle société va nous imposer.

Pourrions-nous enfin laisser de côté nos abrutissements et faire place à des réflexions limpides ?

 

Pierre JUHEL

ECOLOGIE NORMANDE