La FAUTEXYNTHIA et VEZINS, MÊME COMBAT, MÊMES FAUTES...

Hier, nous apprenions que l'ETAT vient d'être condamné dans l'affaire XYNTHIA, en Vendée & Charentes, suite à la tempête qui sévit en 2010 et qui fit, souvenez-vous, 47 morts. Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l'Etat à indemniser les victimes ou leurs proches, en réparation de préjudice d'angoisse de mort (dixit). 

Voilà, enfin, une reconnaissance par les tribunaux français de la négligence des services de l'ETAT et de ses technostructures toutes puissantes et, disons-le clairement, n'en font qu'à leur tête dans l'erreur. Cette affaire XYNTHIA, qui a déjà coûté aux contribuables que nous sommes, une immensité financière dont ne ne connaissons pas encore l'addition finale. En effet, outre la décision récente, il faut savoir que précèdemment l'ETAT a dû racheter au prix du marché une centaine de maisons destinées à la destruction, à cause de leur présence, tardivement reconnue comme étant en zône inondable ou exposée aux risques cycloniques, sur un littoral en instabilité flagrante. 

Les juges ont suivi le rapporteur public, qui avait proposé le 21 décembre 2017 de "reconnaître que des fautes ont été commises par les services de l'Etat et de la commune de La Faute sur Mer et d'indemniser les victimes".  Pire, le Tribunal a considéré que les fautes commises ont relevé que ces derniers n'avaient pas su évaluer ni exécuter des travaux de réhaussement de la digue qui avaient pourtant été suggérés par des experts. Ces condamnations vont figurer en référence LEBON, ce qui permettra pour le futur, de prévenir les excès. 

Concernant VEZINS :

Il y a une grande similitude dans l'approche du dossier par l'ETAT et ses services. Cet Etat, grand organisateur d'un arasement fallacieux, refuse de voir les réalités en face. La destruction est illégale, soit et nous le savons. Mais ce que les citoyens et les élus ne voient pas clairement, c'est que cet arasement va provoquer des débordements de crues en aval. L'Etat et la DDTM, nous assènent de contre vérités afin de mieux faire passer leur message. OUI, si nous détruisons les barrages, la Sélune redeviendra un fleuve dangereux comme dans l'histoire passée. Oui, il y aura de nouveau des inondations, subites ou pas, et il est fort à parier que dans ces cas, l'ETAT, là aussi, sera condamné. Certains élus, qui couvrent cette ineptie, devront alors répondre personnellement sur ces actes, tout autant que ces technocrates "bien pensants" dont la qualité de vie des populations est à l'opposé de ce qui devrait être leur quotidien. Vat-on supprimer les zones constructibles basses à Ducey et à Poilley? Vat-on encore longtemps retarder l'étude d'un PPRI qu' ECOLOGIE NORMANDE a demandé au Préfet, comme ce fut le cas déjà, en novembre 2014, par la Commission d'enquête? 

Attendrons-nous encore longtemps pour pratiquer la prévention, alors que des exemples comme XYNTHIA 2010 sont bien là pour nous rappeler les réalités du terrain?

ECOLOGIE NORMANDE est là pour remplir son rôle d'alerte. Un point c'est tout ! Et c'est aussi dans cet optique que nous avons décidé de ne pas être présents au Comité Théodule du 12 mars à St Martin des Champs. Cette "grand messe" ne sert à rien car elle ne répond pas aux exigences réelles du terrain. Hier 6 mars, j'ai visité le chantier VINCI. En ma qualité de technicien de ce secteur, je considère ce dernier comme utile et particulièrement bien construit. Un seule chose m'habite et doit habiter les habitants, c'est la reprise des boues séchées en fin de cycle pour renaturer la vallée abandonnée par les auteurs de la destriuction. 

 

Pierre JUHEL