ignace_giec_rechauffement_climatique-mpiPourquoi parler du GIEC en ce moment ?

En 1988, constatant les anomalies climatiques, le G7 décidait de la création de ce Groupe d'Experts Environnementaux sur l'Evolution du Climat, ouvert à tous les pays membres de l'ONU.Trente ans plus tard, le GIEC fait référence et publie régulièrement des rapports et des mises à jour sur les évolution constatées. Lors de la COP 21 à Paris en décembre 2015, il fut tenu largement compte des rapports des experts de ce Groupe international pour rédiger le condensé final.

Avant de poursuivre cet article d'info résumé, je voudrais dire qu'avant 1979, les mesures étaient limitées car il y avait trop peu de mesures satellitaires, indispensables pour une approche sérieuse des effets du climat.

Une dernière chose encore, la controverse reprise par des pays et scientiques climato-sceptiques nous renvoie à la variation de l'astronome Milankovic lequel, au milieu du 19° siècle, nous affirmait que le mouvement de certaines planètes, dont la Terre, présente des variations et inclinaisons orbitales cycliques. Mais celles-ci se mesurent sur des très longues durées, ayant abouti sur des périodes glaciaires et interglaciaires particulièrement longues et sans commune mesure avec le réchauffement climatique que nous constatons en quelques décennies.

En clair, ce réchauffement climatique est de la seule responsabilité humaine. Le 5ème rapport du GIEC a été décrypté et rendu public depuis 3 ans. Quelles conséquences devons-nous attendre ? 

1) Des événements climatiques extrêmes plus intenses (tempêtes, ouragans, mouvements de terrain, sécheresses, etc...). 

2) Des évènements pluvieux vont devenir plus intenses et, dans nos régions tempérées nous avons commencé à le découvrir. Il s'accentuera au fil des années. 

3) La hausse des mers pourrait être plus importante que prévue. Les scénarios, tous confondus, situent entre 29 et 82 centimètres l'élévation moyenne des mers d'ici la fin du 21° siècle. Ceci est dû particulièrement à la fonte du Groënland et de l'Antarctique. Notre continent européen sera donc impacté par la fonte du Groënland. 

4) Seul, un scénario de réduction des émissions de GES est en mesure de maintenir la hausse des températures sous le seuil des 2°C. Le GIEC précise que l'objectif "2°C" ne pourra être atteint que si l'on suit les trajectoires du scénario le plus ambitieux (RCP2.6). Dans ce cas précis, nous aurions une chance de maintenir le réchauffement sous le seuil de 2°C.

Notre AVIS :

ECOLOGIE NORMANDE se "permet" de taper du poing sur la table, à l'adresse de notre Gouvernement (et de l'Etat en général, bien sûr) afin que les dispositions les plus drastiques soient prises et mises en oeuvre sans réserve ni influences lobbyistes

Pour ce qui concerne la Normandie, notre gouvernement "Régional" est parmi les plus dynamiques de France sur ce plan précis, mais il y a des lacunes issues de décisions arbitraires de l'ETAT. En effet, nous constatons des incohérences de fond notamment à travers les applications qui sont parfaitement édictées dans la loi sur la transition énergétique pour une croissance verte du 17 août 2015 ou encore dans la feuille de route de M. le Ministre HULOT du 22 janvier 2018. 

Nos comportements doivent changer et les populations y sont désormais prêtes. Notre éducation (et celles de nos enfants) ne se situe plus à l'époque des "Rougon-Macquard"; nous avons tous appris ce que sont la citoyenneté et l'intérêt collectif, mais l'ETAT doit nous faire confiance et pour cela, il doit écouter les bases du peuple, cette base qui a introduit depuis longtemps dans ses gênes la mollécule du bon sens "paysan". 

Dans notre sud-Manche, nous avons une chance inouïe de posséder la Baie du Mont St Michel où, chacun le sait, les influences maritimes sont immenses. Si le GIEC s'avérait avoir raison, tout ce qui a été réalisé autour de ce site sera remis en cause (tout ou partiellement) et, combinant avec la démolition des deux barrages de VEZINS et de La ROCHE QUI BOIT, l'ensemble de la basse vallée de la Sélune (de Ducey à Pontaubault) sera annexée par les océans, car, nous le savons tous, si le GIEC considère de 29 à 82 cm, la baie se situerait alors à 50cm. Que ferons-nous? Trop tard...ce sera le sauve qui peut. Et ce "sauve qui peut" sera la paternité peu envieuse de l'Etat et des ses conseillers peu avisés. 

En ce jour anniversaire des 30 ans du GIEC, nous avons tous envie de crier et de nous approprier le fameux "J'ACCUSE" de Zola paru dans l'Aurore le 13 Janvier 1898.

Puisse l'avenir de la Sélune nous appartenir longtemps encore. 

 

Pierre JUHEL

ECOLOGIE NORMANDE

le Président,