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Sommes-nous trop BIENVEILLANTS ...?

 La question qui se pose avec gravité s'adresse à qui en réalité?

A nos dirigeants, bien sûr, car ce sont eux qui font et défont la météo. Avec eux, nous n'avons pas besoin des Evelyne, des Louis, des Tatiana, des Alexandra ou je ne sais qui encore. En pleine période estivale aux rayons limpides de soleil, une tempête brutale peut se déclarer et mettre à bas tous les équipements que les "anciens" ont patiemment réalisé dans un intérêt commun utile mais que ces braves gens d'aujourd'hui considèrent futiles. Mais au fait, futiles pour qui? Pas pour tout le monde, si l'on se situe dans une mouvance "lobby" patentée et ultra considérée, financièrement s'entend. Et si celle-ci peut s'apparenter à une source non négligeable électoraliste, alors c'est le graal...! Tant pis si les précautions techniques ne sont pas réunies pour assurer la protection des citoyens. Reprenant le texte du "Chant des partisans", on peut y lire "Ami si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place". La source est inépuisable, mais est-ce le cas pour les fleuves et les rivières? A voir. 

N'en déplaise à M. LECORNU, qui pratique avec tact la fameuse langue de bois si décriée, il serait de bon ton que le dédain des autres et des citoyens en particulier doive laisser sa place à une réelle considération. Le temps où, au début de la V° République, on nous assènait des "JE Décide...et c'est tout" est révolu. Le centralisme exacerbé a vécu. Ce que nous demandons à l'Etat c'est de gérer le régalien et de laisser aux Régions le soin d'organiser LEUR territoire. Tout le monde sait parfaitement que ce "Jacobinisme" retardataire ne fonctionne pas. On le voit dans le pacte que l'Etat veut faire signer aux régions et que la quasi totalité refuse, jugeant cette proposition contraire à l'esprit "gagnant-gagnant" indispensable. Quant notre Etat nous parle de "Girondisme" nous ne pouvons y voir que des mots non suivis d'effet. Les citoyens que nous sommes ne veulent plus entendre, les gouvernants et leurs élus de terrain, parler de cette sorte. Ils veulent surtout désormais s'adonner à un nouveau jeu "la chasse au mépris". 

La France s'est dotée de structures fortes qui traitent notamment des énergies. Le Ministre Nicolas HULOT a été planté en "premier de cordée" sur ces sujets. Bravo, dirions-nous! Mais notre joie est de courte durée car très vite des dispositions antinomiques s'installent et viennent contrarier les premières, pourtant favorables à l'immensité bipède autant qu'à la biodiversité. En fait, le sentiment qui se dégage résulte du 3 pas en avant et 4 en arrière. Mais l'effet d'annonce reste gravé dans les esprits télévisuels et c'est bien là l'essentiel. 

Plus concrètement, sur le dossier "Sélune", des grands spécialistes (1)  se sont penchés sur les effets "sédimentation" consécutifs aux arasements et nous découvrons que ces effets seront catastrophiques pour le cours d'eau et ses riverains. Le professionnalisme de ce grand spécialiste lyonnais  n'est pas en cause mais les décisions des fonctionnaires doivent primer au grand dam de l'intérêt collectif au sens le plus large. L'arrogance de certains est à mettre à l'index. Les citoyens que nous sommes ne sont pas dupes mais par contre, ils savent parfaitement que les manipulations priment en tout temps. Ceci est vraiment dommageable et particulièrement dangereux pour la démocratie. 

Allez, on se lâche...si rien ne change vraiment, lors des élections prochaines, ce sera 70% d'abstentions...! Sortons le mépris de notre pharmacopée; le cancer ne se guérit pas avec du paracétamol.

 

Victor MAHEU

Pierre JUHEL

 

 

 

 (1) voir rapport du 21 mai 2018 - Jean-Paul BRAVARD - La continuité sédimentaire passe t-elle par l'arasement systématique des seuils?