sélune inondation 101

PPRI - PGRI - PAPI....le DILEMNE SELUNIEN

Philippe VESSERON, grand connaisseur de la question,nous a fait passer un message. En un clic, ci-après vous pouvez le retrouver. 

Pour compléter ses propos, au vu et lecture de la Directive inondation n° 2007/60/CE du 23 octobre 2007, il se confirme bien que les décideurs de cette "monstruosité" destructrice ont outrepassé leurs droits et pouvoirs, dans le seul but d'obtenir ce qu'ils cherchaient, l'arasement des deux barrages. Mais c'était trop irréfléchi ou incomplet dans leur démarche pour que les béotiens que nous sommes ignorent la supercherie de l'époque. Dix ans de luttes, souvent fratricides, pour découvrir que nous avons tous été grugés, méprisés et parfois mis à l'index dans nos réflexions. 

Or, cette Directive a pour but d'encadrer, au niveau européen, la gestion des risques d'inondation, qu'ils proviennent de crues de cours d'eau, de remontée des nappes phréatiques, de ruissellement ou encore de submersion marine. Elle a pour objectif de limiter les conséquences négatives des inondations pour la santé humaine, l'activité économique, le patrimoine culturel et l'environnement. 

Il faut rappeler le contexte. Entre 1998 et 2004, l'Europe a subi plus de cent inondations d'importance majeure, notamment les inondations catastrophiques du Danube et de l'Elbe en 2002, provoquant la mort de plus de 700 personnes, le déplacement d'environ un demi million de gens et au moins 25 milliards d' €uros de pertes économiques couvertes par les assurances. En 2005, d'autres inondations ont marqué l'Autriche, la Bulgarie, la France, l'Allemagne et la Roumanie mettant ces chiffres à la hausse. Que faut-ils à nos responsables pour que nous soyons enfin compris? 

Comme le dit Philippe VESSERON, les crues centennales ne doivent pas faire oublier la gravité des conséquences des "petites crues" qui peuvent provoquer des inondations certes de seulement quelques décimètres mais tous les deux ou cinq ans. Ces "petites crues" ont ici été supprimées depuis un siècle par les barrages : l'absurdité de l'hypothèse de leur destruction a certainement empêché de voir que ceux qui dans les services de l'Etat et de Seine Normandie militaient pour cette destruction prépareraient les EPRI, RGRI, PAPI et PPRI, sur les mêmes bases. 

Nous serons tous vigilants immédiatement et lors de la présentation du dossier lors  l'enquête publique. Il ne suffit pas de nous abreuver avec une exposition décalée qui tombe à pic, pour nous faire sombrer dans une inertie bienveillante aux yeux des destructeurs patentés. 

Pierre JUHEL

ECOLOGIE NORMANDE

 

Pour le message de Philippe VESSERON, suivez le clic....

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