lettre ECO NOR new

NOUS SOMMES DES LANCEURS D'ALERTE

Depuis ce matin, la totalité des médias s'est emparée des conclusions du GIEC (Groupe intergouvernemental des experts sur l'évolution du climat) et des conséquences prévisibles pour un réchauffement de 1,5°C. Il s'avère que certains de ces mêmes médias, des années durant, ont parfois minimiser les conséquences, soit par méconnaissance ou par attachement à une physiologie qui ne leur était pas propre. Plus que souvent même, ils ont donné prise à des détracteurs patentés, permettant ainsi une diffusion avantageuse de leurs livres ou revues mensongers. Même le Président américain actuel (Trump) en a usé et abusé, c'est dire..! 

Néanmoins, je dirai enfin, nous devons prendre ces conclusions au sérieux, au risque de nous enfoncer dans des cataclysmes climatiques à répétition. Le rapport de ces experts évoque clairement 2 choses :

1) Nous sommes en présence affirmée des conséquences du réchauffement des températures provenant d'un climat extrême et une hausse du niveau de la mer à court terme suivie d'une fonte excessive des glaces.  

2) Le GIEC rappelle la nécessité d'agir, vite et collectivement pour limiter les effets du changement climatique.

L'accord de Paris (2015) misait sur une limitation d'un élèvement de 1,5°C qui ne semble pas tenable car, en 3 ans, les rejets de GES on repris. Et si, chaque pays maintient sa ligne de conduite actuelle, le réchauffement pourrait atteindre 3°C en 2100, c'est à dire demain. Pour cela, nous devons collectivement diminuer les émissions de CO2 de 45% d'ici à 2030. Un certain nombre d'actions sont en cours mais nous devons accélérer le processus. La COP 24 qui se tiendra à Katowice (Pologne), en décembre prochain, devra établir des nouveaux engagements. 

La situation globale est dramatique. Nous préférons nous attendrir sur des petits sujets de moindre importance plutôt que se poser les vraies questions existencielles pour nos enfants et pour étayer cela, je reprends deux citations : la première est de Jacques CHIRAC, alors Président de la République, lors du Sommet de la Terre à Johannesbourg en 2002 où il disait en substance "la maison brûle et nous continuons à regarder ailleurs...". L'autre est de Jacques BREL, disparu il y aura 40 ans demain : "Nous vivons comme des crétins...". Ces deux personnalités n'avaient pas grand chose de commun mais avaient le même sens sociétal qui nous fait défaut en 2018. 

Toutefois, si crétins il y a, nous devons nous demander d'où viennent ces gènes prolifiques. Depuis la Révolution française et l'avènement de la République, nos cerveaux ont été transformés en "disque dur", ce qui à priori est un bien fondamental qui repose sur les évolutions humaines. Le problème est que les disques durs, par déformation souvent lobbyiste, ont cloué l'écologie au pilori. En y réfléchissant profondément, on pourrait penser que la solution idéale serait la généralisation de l'intelligence artificielle (IA). Mais là, nous devons nous interroger sur le créateur du logiciel.

En conclusion, une seule alternative existe, notre reprise en mains personnelle, notre changement de comportements sur la manière de vivre, de fabriquer, d'utiliser les choses et les terres, de consommer, etc...Le développement durable a pour définition "le bien commun". Rappelons-nous que la Terre qui nous a accueilli est celle qui nous permet de vivre, sous la forme d'un contrat à durée déterminée. Sur ce plan, il n'existe pas de CDI. Toutefois, nous avons des impératifs à respecter, l'utiliser parcimonieusement. 

Correlativement à cet égard,les gens qui nous gouvernent ont une part immense de responsabilité, la principale sans aucun doute. L'ulisation des énergies propres, depuis le 1er choc pétrolier de 1974, a mis beaucoup de temps à se mettre en place. A dire vrai, cela fait à peine 10 ans que l'on commence à  voir les effets de la "chasse au gaspi", à la surproduction inutile, et à la chasse aux produits nocifs et dangereux pour la santé. Dans les villes, beaucoup de Maires, se sentant nantis de droits irréels, se sont laissés aller à la réalisation de "pyramides d'Egypte" ou de "châteaux en Espagne", en annexant arbitrairement des terres productives agricoles, créant ainsi des surfaces artificielles bétonnées. Dois-je rappeler que l'équivalent d'un département français disparait tous les 7 ans pour des projets commerciaux ou industriels fallacieux, comme par exemple celui d'EUROPACITY (95) sur 100 HA de terres agricoles pour y créer un palais de la dépense de 500 boutiques et une dépense de plus 4 Mds €. Aujourd'hui, les élus cherchent plus à se faire plaisir et laisser une carte de visite plutôt que de réfléchir à des budgets "éconômes" et à un développement mesuré mais plus en harmonie avec une économie réelle adaptée.

Voilà comment ou augmente les GES et comment l'on risque de crever le plafond des 3°C  sur le réchauffement climatique. Sur le plan national, le débat sur le développement des énergies dites de "base" va venir bientôt, à travers le PPE (plan de programmation énergétique). La place réservée aux ENR (renouvelables) est pour le moins confidentielle. L'on nous promet, plus ou moins, l'arrêt définitif des centrales à charbon et au fuel, certes, mais rien n'est moins sûr. Nicolas HULOT, alors Ministre, avait promis la réduction de la part du nucléaire et une fermeture programmée de certaines tranches de centrales, mais nous savons qu'EDF veut poursuivre sa filière nucléaire en France. Nous venons d'apprendre que 5 à 6 EPR seraient à l'étude, alors qu'aucune centrale de ce type n'est en fonction et que, par ailleurs, outre le côté sécuritaire douteux, selon l'ASN (sûreté nucléaire), les prix de construction sont pour le moins exhorbitants et en dehors de toute proportionnalité à hauteur du revenu moyen des français. L'on nous ressasse en permanence les bienfaits du tout électrique dans les mobilités (voitures, camions, trains...) mais, c'est un fait, si nous devons adopter le tout électrique, les centrales nuclèaires ont un avenir assuré au moins jusqu'en 2150. A contrario, et là ECOLOGIE NORMANDE est concernée, se situe le développement de l'hydrogène énergie pour l'ensemble des mobilités. Nous avons proposé, plutôt que détruire les barrages de VEZINS et de La Roche qui Boit, de les convertir en production d'hydrogène. Techniquement et économiquement, le projet se tient. Mais les bienséantes institutions en ont décidé autrement. Lobbies obligent...! Ce qui malgré tout, nous contraint à un combat quotidien. Nous ne lâcherons pas. Les conclusions du GIEC émanent de tout ce que nous rappelons ici. 

Ce jour, 8 octobre, nous avons adressé une lettre OUVERTE aux 4 Députés et aux 3 Sénateurs de la Manche pour leur demander de prendre position, par OUI ou par NON sur le projet d'arasement des ouvrages sur la Sélune. En effet, leurs positionnements ne sont pas affirmés, sauf pour un ou deux. Vous trouverez ici, une copie de cette lettre afin que vous puissiez en prendre connaissance. 

En guise de CONCLUSION, la Bible d'ECOLOGIE NORMANDE ne saurait être que le Code de l'Environnement inséré dans tous les méandres juridiques que sont le Code Civil et la Charte de l'environnement inscrite depuis 2005 dans la réforme constitutionnelle. Notre respect démocratique s'articule autour de tous les principes donnant priorité exclusive aux citoyens, lesquels ont donné mandat à leurs élus. 

ECOLOGIE NORMANDE n'est ni lobbyiste, ni groupe de pression, ni chef de meute, mais tout simplement un LANCEUR D'ALERTE.

Le Bureau EXECUTIF 

 

Clic ci-dessous :

Lettre_ouverte_aux_D_put_s_et_S_nateurs