Apocalypse now

VOICI la SELUNE en 2030....

 Les côtés irréfléchis et parfois inconscients des gens qui nous gouvernent nous amène forcément à ALERTER les bonnes consciences, celles qui ont un réel disque dur dans le cerveau. Celles aussi, à qui nous n'avons pas besoin de greffer une "intelligence artificielle". 

Ce matin, en me levant, sur ma boite mail, j'avais un article du très sérieux journal Les Echos sous la signature de Jean-Francis Pécresse, qui s'intitule, rien que ça "Apocalypse now". Cette fois, il ne s'agissait pas d'une rétro de la guerre du Vietnam, ni une facétie de Marlon Brando, mais bien de la réalité écologique qui nous étreint dès maintenant. Il ne s'agit plus de jouer les "pépères" devant son fauteuil bien douillet mais de réagir immédiatement au constat de premier ordre que nous a lancé le GIEC en ce début de semaine. Nous n'en pouvons plus d'attendre. D'ailleurs, on attend quoi? La fin du monde ? Une rédemption imbécile ? Le retour aux jours meilleurs? NON, tout cela est bien terminé et, messieurs, si vous ne le comprenez pas, vous n'avez que faire ici...circulez, passez votre chemin, et ne commetez pas l'erreur, comme à Sodome et Gomorrhe, de vous retourner car pour le coup, vous risquez la transformation en statue de sel. 

Certes, l'on ne répètera jamais ici la genèse Sodome, mais il y a une similitude que nous ne pouvons écarter. La montée des eaux, climatiquement oblige, verra s'installer des cataclysmes à répétition dans cette vallée de la Sélune, jugé fleuve "ardent" depuis l'antiquité. Ces bons messieurs, à défaut de voir une statue de sel, regarderont avec désolation, le flottement de ces corps humains livrés à la "grâce de Dieu". 

Je ne peux reprendre que quelques bribes de l'article de Jean-Francis Pécresse, mais je vous conseille cette lecture, courte mais efficace et pleine de bon sens. Pour l'essentiel, voici ce qu'il en ressort :

> Vingt ans : voilà le temps qu'il reste à l'humanité pour vivre sur cette planète comme elle a toujours vécu - ou à peu près - Puis : dans vingt ans, c'est l'apocalypse qu'on nous promet. Le rapport du GIEC est le plus inquiétant jamais publié. Il ne laisse qu'une infime place à l'espoir

> Le niveau des mers déplacera quelques millions d'habitants, que 90% des récifs coraliens auront disparu. Ce n'est pas rassurant parce que nous filons tout droit vers une planète plus chaude de 3°C à la fin de ce siècle et de 1,5°C en 2040.

> Dans 20 ans, les dégats causés à la nature seront irréversibles, ce qui signifie qu'à moins d'un immense sursaut collectif, nous-mêmes, nos enfants et nos petits-enfants survivront dans un environnement violent. Nous devons impérativement nous adapter, dès maintenant à ce monde hostile. 

L'intérêt commun nous condamne à entrer dans une action internationale concertée. Les petits bobos de réflexion locale sont à exclure, tout comme les bonnes volontés individuelles disparates qui ne servent plus à rien tant le degré de cyclône est élevé. Jusqu'à présent, nous pensions tous que nous pouvions nous reposer sur des gouvernants et décideurs "éclairés" mais la tempête redouble et nous emmène tout droit vers cette "Apocalypse" reprise par le journal Les Echos ce matin. Oh, nous ne verrons pas les atrocités sanguinaires portées à l'écran par Coppola, mais y a t-il en réalité une grande différence? NON, dans les deux cas, il s'agit de la FOLIE des hommes

Je le répète encore et je continuerai à le répéter jusqu'à mon dernier souffle, STOPPEZ cette imbécilité d'arasement, car il s'agit bien d'imbécilité et d'abrutissement des populations qui ne savent plus en qui ils doivent faire confiance. Hier encore, ils croyaient en leurs élus. Ils ne croyaient pas en la destruction de cette vallée et surtout, ils ne pensaient pas que cet arasement aurait autant de répercussions sur leurs vies et sur celles de leurs enfants. A présent, ils commencent à se rendre compte de ce qui les attends très vite. Ils comprennent surtout qu'on les a leurrés en leur faisant miroiter un esprit de "Vallée heureuse" à  travers ces hypothétiques "marchands de rêve" qui furent soutenus par certains, nettement moins locaces aujourd'hui. L'Etat nous ballade avec cette vidange, puis ces pseudos gabionnages dans l'Yvrande, puis un semblant de remise en eau (pour quoi faire?) alors que ce même Etat lance à "qui mieux mieux" , les barrages c'est fini...(?!?!). Si, dans une entreprise privée, nous devions agir de la sorte, il y a bien longtemps que cette entreprise serait en faillite. Mais, comme je le disais en janvier dernier, l'Etat n'a peut-être pas définitivement écarté la solution de la "Brèche" dans les bétons de Vezins (???). Nous le verrons bientôt, mais nous croyons encore (juste un peu) à ce sursaut que l'humain nous réserve parfois.  

Je le répète une nouvelle fois, les barrages sont en danger certes, mais c'est VOUS seuls les populations qui êtes en GRAND DANGER. Il vous revient d'AGIR, en toute sérénité et légalité, pour que ce territoire du sud Manche ne sombre jamais dans cette apocalypse annoncée. A ECOLOGIE NORMANDE, nous sommes disposés à partager cette philosophie avec ceux qui oeuvrent, comme nous, pour construire un vrai territoire autour de nos barrages. Nous pouvons vous promettre que nous répondrons à toutes les sollicitations qui iront dans ce sens. Toutefois, nous affirmons que c'est maintenant et pas demain. 

Pierre JUHEL

Président,