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Les ALERTES et le DOGME des IGNARES....

Demain le 2 novembre, ce sera la commémoration religieuse chrétienne des "MORTS". Cette année sera mémorable car l'exécuteur des hautes oeuvres de la Manche a sévi par son arrêté de destruction de nos barrages sur la Sélune. Notre Député local, l'Archevêque civil, bien qu'informé maintes fois, n'a jamais battu le moindre son de cloches en guise d'annonciation. Mieux encore, je l'ai rencontré à plusieurs reprises et notamment le 29 juin 2018, en sa permanence locale, il n'a jamais daigné y apporter réponse. Mieux encore, le 6 octobre 2018, une lettre ouverte sur ce sujet lui a été envoyée et n'a jamais abouti à la moindre réponse. 

Pourtant, la situation de ce dossier est hyper grave et personne ne semble s'en offusquer; sauf bien entendu des élus et le milieu associatif concerné au premier chef. Je dis bien "des élus" car il faut dissocier ceux-là de la "bande des quatre" qui, sans mandat, s'est déplacée début juillet 2017 à Paris en espérant rencontrer Nicolas HULOT, fraichement nommé Ministre d'Etat, afin d'exiger de lui un arasement au plus vite, au prétexte laconique "ça suffit....il faut en finir". Outre le fait que l'on doit se poser toutes les questions, principales et subsidiaires inhérentes à ce sujet, il en n'est pas moins vrai que depuis, toutes les "facéties" de ce dossier invoquent l'agissement du seul Ministre, alors que renseignement pris, cela a été dévié et principalement le fameux communiqué de presse du 14 novembre 2017. Or, depuis, nous savons parfaitement que ce dossier d'arasement a été initié par plusieurs lobbies, bien implantés depuis longtemps dans l'entourage ministériel. Lesquels lobbies ont aidé à diriger les textes issus des Directives européennes et ce fut grâce aux parlementaires de la Commission mixte Ass. Nationale + Sénat que nous devons un nouvelle écriture des textes du Grenelle de l'Environnement où il est précisé "modernisation de la continuité écologique" et non pas "rétablissement de la continuité écologique". Dans la langue française, cela ne veut pas dire la même chose. A moins que nous fussions en présence d'un quartel d'ignares voulant à tout prix prioriser leurs besoins, contraires à l'intérêt collectif qui doit rester prioritaire. 

Mais ce dossier, désolé de le dire très ouvertement, car au printemps prochain, si l'on en croit M. le Préfet, tout cela sera désuet et les "petits shadocks" locaux auront entrepris leur travail aux frais de la Princesse. Car c'est bien de cela dont il s'agit. Si l'agence de l'eau finance la démolition (50 à 70M€ ?) avec les sommes prélevées sur les factures d'eau, la renaturation de la vallée se fera sur 15 ans (au moins) et elle coûtera environ 200 millions€. Qui paiera ? l'Etat ? Pas d'argent. Le Département? Cela est impossible financièrement. La Région? Je doute fort que Hervé MORIN se laisse berner par des facéties de ce type. Il l'a déjà dit. Alors que reste t-il? L'agglo Mont St MLichel Normandie, bien entendu et là, elle fera appel à l'impôt. Chechez l'erreur...! Les ignares, taisez-vous...!!!! Vous ne savez rien, mais nous les "grosses têtes", nous savons...! Et cela dure depuis 10 ans.

En 2017, avec l'avènement de M. MACRON, nous avions tous cru que la nouvelle société allait enfin règner dignement sur notre pays. Non seulement, il n'en est rien, mais le sentiment que nous avons est que la parole citoyenne n'existe plus. Nous ne comptons plus le nombre de courriers qui sont, soit sans réponse ou pire, avec réponse dite "bateau" du style "...nous en avons pris bonne note, nous transférons votre lettre à trucmuche...". Cela veut dire que la lettre a été classée au vertical, mais n'empêche nullement M. le Préfet d'écrire dans son arrêté du 29 octobre 2018, en ses préliminaires, "considérant au surplus qu'aucun projet alternatif ne permet d'atteindre ces objectifs avec un modèle économiquement viable". Comment peut-on écrire une telle énormité, dès lors que l'Etat ou ses représentants locaux n'ont procédé à aucune étude technique détaillée pour notre projet d'hydrogène (H2 labellisé par l'Etat et la Région Normandie). Pas plus qu'une étude économique viable et durable pour la poursuite des activités de la Mazure; pas plus que le domaine des inondations plus que probables, une fois l'arasement effectué. Les leçons récentes de l'Aude ou du Var, en ce moment même, n'alertent en rien nos "protecteurs". En réalité, on donne l'impression d'avoir tout vu, on l'écrit, on passe le message aux élus et le citoyen doit impérativement se taire. Qu'en fut-il de la lettre signée par 120 élus en début 2018? Elle aussi, classement vertical. Et si les feuilles d'impôts passaient, elles aussi, au classement vertical? La grande manif du 17 novembre prochain ne serait-elle que le début? Pourtant, en ce qui me concerne, ce n'est pas mon type d'intrusion. Nous verrons.

Enfin, Monsieur le Député SORRE, trouvez-vous la situation saine sur votre territoire? Vous avez forcément eu des questionnements et pas eulement de notre part, êtes-vous resté muet avec tout le monde ou est-ce seulement une façade? Etes-vous conscient que le territoire qui vous a élu attend beaucoup de vous? Il attend que vous réagissiez comme vous auriez dû le faire depuis juin 2017, après votre élection. Nous ne comptons pas le nombre des déçus et je puis vous assurer que ceux-là ne reviendront jamais pour le même prix, car ils savent parfaitement ce à quoi leur sud-Manche va être cuisiné...A la sauce aigre..!

OUI, les rouages sont grippés à cause de l'inconséquence humaine. Pour notre part, considérant que cette affaire d'arasement est une utopie sortie tout droit des esprits "nuageux" trop souvent rencontrés en politique, et c'est pourquoi, outre la saisine du TA de Caen (art. 18 de l'arrêté), nous avertissons le Premier Président de la Cour des Comptes pour mauvaise utilisation des finances publiques avec une copie aux Présidents de l'Assemblée et du Sénat. En second ressort, nous allons informer les services de l'UE leur précisant que les transcriptions des Directives en droit français ne sont pas réellement respectées.

Pierre JUHEL

ECOLOGIE NORMANDE

 

Ouest sous les eaux

 La carte de l'ouest, après le réchauffement climatique.