sniper

 

Chez CES GENS-Là en 2018

Nous venons de terminer les commémorations du centenaire de la fin de la Grande guerre 14/18 et le temps des comparaisons est peut-être venu sur les rives de la Sélune. Qui veut prendre le maquis, qui veut squatter la tranchée à tous les vents avec une "Kalach" en prime? Personne et c'est tant mieux. Les reportages datant d'un siècle nous laissent pantois. 

Mais le moment est venu de nous interroger sur les déchainements inhumains d'une époque révolue. Posons-nous la question du "pourquoi" avant de nous concentrer sur le déchainement de tant de violences. Chaque sujet renferme sa pellicule de négatif, figée par un aérosol haute densité et il est à craindre que celui-ci tarde à se fissurer. 

Dans cette affaire des barrages, chacun croit détenir une part de vérité, la sienne bien sûr, en faisant appel à des subterfuges dont la plupart sont squeezés par les autorités, expliquant ainsi la parution de l'arrêté préfectoral d'arasement du 29 octobre 2018. Nos gouvernants n'ont décidément pas la même vision que leurs "asservis". Nous pourrions toutefois le comprendre, mais étant donné que tout a des limites, il nous devient alors impossible de suivre les méandres de cette tranchée trouée de place en place, au gré des snipers fin limiers. 

Justement, ces snipers, qui sont-ils? A Stalingrad, nous pouvions les identifier; au Chemin des Dames aussi. Mais dans la vallée de la Sélune? Très compliqué...les gentils "bobos" d'aujourd'hui seront peut-être appelés à devenir snipers en chef demain, se mutant en "gentis écolos" aux frais de ces "cochons" de contribuables de toujours. Mais la pire espèce de snipers ce sont ceux qui, par dévouement politique de l'instant, se compromettent en diffusant des fausses informations sur les aspects écologiques, les structures des barrages ou encore sur l'inutilité d'une production énergétique, qu'elle soit électrique ou d'hydrogène. A défaut d'organiser un concours de Miss locale, ils contribuent à l'élection d'un Mister Beotien.

Mais ces béotiens de l'instant ne servent nullement les besoins des générations futures, car ils ont effacé de leur cerveau cette obligation. Chez ces Gens-là, chantait BREL, on ne pense pas, on cause! Je ne résiste pas à émettre un parallèle avec le Grand Jacques, qui vanta la grande beauté de FRIDA, laquelle ici est imagée par le fleuve Sélune et ses lacs. Puissions-nous enfin écrire "La Guerre de la Sélune n'aura pas lieu". Pour cela, une seule solution, réduire l'influence de tous les faux protecteurs de la Sélune qui n'ont rien compris mais qui persistent à colporter des esprits médiévaux, contraires à la conservation de biens communs et au vivre ensemble.

 

Ludovic GRADAL