Alstom Siemens NON

CE SERA NON à la FUSION....

L'Europe est tout, sauf européenne! La Commissaire danoise, Margrethe VESTAGER, s'apprête à rendre demain mercredi 6 février une décision négative sur l'avis de la fusion projetée entre ALSTOM et SIEMENS portée par les deux entreprises d'une part et, par les deux Gouvernements Français et Allemand, d'autre part. 

Les technicités convergentes des deux mastodontes européens resteront dans les tiroirs des hauts décideurs bruxellois, au risque de voir l'un d'eux disparaître à court ou moyen terme, faute d'unité continentale, face au géant chinois qui nous pointe le bout de son nez particulièrement acéré et sans le moindre complexe. C'est cela la vérité et rien d'autre. Nous sommes, une fois de plus, en train de nous mettre à nu face à l'Empire du Milieu en nous abstenant de considérer d'abord nos intérêts européens. Que dirons les employés de l'une des deux firmes dans moins de 10 ans quand il faudra se résoudre à la débauche massive dans ce secteur? Avec SIEMENS, ALSTOM a créé un nouveau train à hydrogène, mis en service en Basse Saxe en septembre 2018, et subitement cette affaire va tourner au fiasco économique (une de plus) à cause de gens sinon peu enclins à  faire de notre continent une terre d'avenir, mais plutôt d'obliger la première zône économique mondiale à devenir le vassal de la Chine. 

A quelques semaines des élections européennes, c'est un très mauvais signal pour l'Europe de plus en plus critiquée sur ses fondements. Nous ne voulons pas de cette Europe à la "pige" mais nous exigeons une Europe vraiment portée sur une économie réelle. Pour cela nous devons jouer en ligue 1 et, je constate que cette Commissaire joue béatement en 5ème division, celle où l'on prend des buts toutes les dix minutes. Le futur Parlement et la Commission doivent impérativement  organiser l'Union autrement, sans quoi, je crains que nous allions nous fracasser dans un mur plus costaud que feu celui de Berlin.

Mettons en place des gens en capacité de diriger et non pas des fantômes. La grande idée européenne de 1957 est bafouée. Les dirigeants des peuples meurtris par les conséquences de la seconde guerre mondiale doivent se retourner dans leurs tombes tant de nos jours le "grand n'importe quoi" fait preuve de priorité. 

Pierre JUHEL

ECOLOGIE NORMANDE