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 Barrage de MALPASSET - Fréjus (1959)

Un DESASTRE qui s' ANNONCE

Un "stupide" s'inscrit toujours dans un cadre, une idée ou un comportement, mais quand il s'accompagne d'un suprême commandement, le danger est imminent. C'est un peu la notion des lobbies "pro-glyphosate" qui oeuvrent  en permanence à la diffusion de ces mollécules mortifères. 

Aujourd'hui, le cas du barrage de VEZINS et ses toutes dernières évolutions, nous conduit à mettre sur la place publique les effets "pervers" issus de la sphère "économico-politicienne", néfaste à notre tranquilité et à notre vie quotidienne. Ce mercredi 22 mai, sur ordre de feu M. le Préfet, parti en inspection sous d'autres cieux, l'entreprise CHARIER (**) a commencé à percer des trous dans la base du barrage, sans avoir vérifié si juridiquement si rien ne l'en empêche. En effet, cette entreprise, même couverte par un marché poublic, se doit avant tout, de vérifier un certain nombre de critères, ce pour au moins deux raisons majeures :

> Que l'instant choisi (ou ordonné) ne vienne mettre en danger les populations.

> Que les recours de justice soient totalement levés. 

L'entreprise CHARIER ne pouvant se prévaloir d'absence de connaissance du seul fait que nous lui avons aderessé une lettre en date du 16 avril 2019 (reçue le 18/4/19) et que par ailleurs, une Recommandée AR a été adressée à la DDTM le 9 mai 2019 (reçue le 10/5/19). Et que de plus, Eric GOUPIL, Maire d'Isigny le Buat, a reçu le 18/4/19 notre LAR l'informant de nos actions et le mettant en garde sur des poursuites pénales en cas de non respect par lui ès qualité d'OPJ communal. Néanmoins, ce mercredi 22 mai, la ligne rouge ayant été franchie, ECOLOGIE NORMANDE dépose une plainte près le Procureur de la République de Coutances, contre l'entreprise CHARIER, d'une part, et, le maire d'Isigny d'autre part. 

Nous tenons à préciser que par LAR du TA de Caen, reçue le 15 mai 2019, ce dernier nous a fait part de son rejet global (Référé et au fond), mettant hors jeu le principe de précaution que nous invoquions, pourtant inscrit depuis 2005 dans la Constitution. Ce même TA, dans sa lettre, nous informe de la possibilité de recours devant le Conseil d'Etat, sous 15 jours, soit le 30 mai 2019. Il aurait dû être procédé à l'arrêt immédiat de toute dégradation structurante sur le barrage. Ceci s'explique d'autant plus que la Commission de l'UE à Bruxelles nous a admis à la requête pour le non-respect par la France du Traité de Lisbonne, sur les postes environnement et énergies.  

En cette période de campagne électorale pour les EUROPEENNES, il est de notre conviction de signaler aux électeurs du sud Manche et ailleurs, que le principe démocratique de nos dirigeants nuit gravement à l'avenir de tout un territoire. Si la plupart des listes en présence deviennent, avec la stupeur qui convient, des écologistes "bon teint", il est de notre devoir de nous interroger sur l'orientation qui devrait en être faite. Depuis juillet 2017, il nous faut rappeler aux citoyens qu'aucune démarche positive n'a été entreprise ni accompagnée pour le maintien des barrages dans le cadre d'un mix énergétique que chacun s'accorde à préférer, même la majorité nationale actuelle. S'agit-il d'un "laisser-aller", d'un manque de vision territoriale ou d'une absence comptable réelle? C'est pour cela que nous saisissons la Cour Nationale des Comptes et avons informé Bruno LE MAIRE par lettre du 9 mai (reçue le 10/5/19). 

Nous recommandons vivement aux électeurs la plus grande vigilence quant à leurs votes de dimanche prochain. Que les propositions faites sur un papier n'engagent que ceux qui les lisent. Ceci est valable pour toutes les listes qui, en réalité, prônent des stratégies de l'inconscience vis à vis de notre environnement. D'un grand dessein utile, l'Europe va s'éteindre à cause des inconséquents collectifs qui ne sont pas en capacité de réaliser que notre Maison commune brûle déjà. Qui est capable d'éteindre le feu? A poriori, il n'y a que le Président, mais il est déjà resté sourd à nos appels, tout comme le Premier Ministre. La question qui se pose gravement désormais est celle-ci : "pourquoi perdurer cette politique du sourd alors que les rond-points sont encore occupés et que le "grand débat" nous a rendus sceptiques"? Faire un nouvel acte de décentralisation (ou de déconcentration) pourquoi pas, mais alors comment donner la parole aux citoyens dans leurs territoires si ce n'est en mettant en place une réelle démocratie éclairée? 

Pour ma part, dimanche prochain, je ne me déplacerai pas au bureau de vote. Chacun est libre de réagir à sa façon, mais l'urgence me commande de ne pas servir ce qui n'est plus serviable en l'état. L'écologie se conjugue autrement et ce sera notre leçon citoyenne si l'on veut un jour combattre les effets pervers du climat et du VIVRE ENSEMBLE que nous souhaitons tous. 

Pierre JUHEL

ECOLOGIE NORMANDE

 (**) cette entreprise est celle qui réalisera le futur port de Granville, sous conduite du CD de la Manche. 

 

 Photos de Malpasset.

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