Qu_elle-était-verte

JETONS aux ORTIES cette IMAGE MALSAINE...!

Et reproduisons tous ensemble cette belle Vallée de la Sélune que des irresponsables ont détruite au nom d'une déviance écologique malsaine, elle aussi, et profitable à seulement à quelques initiateurs, très éloignés des actes collectifs avancés globalement par les français lors du Grand Débat National, de plus contraires aux textes législatifs sur les énergies votés en août 2015. Ne serait-ce ces deux points, nos gouvernants auraient pû et dû rectifier le "tir de skud" lancé en son temps par Chantal Jouanno et ses "patrons". Ce qui veut dire que nous n'avons pas l'intention de nous laisser ballotter sur le plan politique, car cela n'en vaut ni la peine, ni le besoin. Pourtant, ce qui se passe en ce moment est éminemment politicien et ceux qui ont encore la faiblesse de croire que la politique ne doit pas entrer dans ce dossier, se trompent. Le ver est dans le fruit depuis ses origines et cela me rappelle mon entretien personnel avec Michel THOURY, quelques mois avant son décès, où j'ai appris bon nombre de détails qui m'avaient fait froid dans le dos, et qui parfois m'engoissent encore. 

Pour résumer ce dossier, j'utiliserai en toute honnêteté, à tous les temps, les verbes cacher, manipuler, mentir, tromper, dépenser, et bien d'autres encore. Quant aux expressions, j'en retiendrai une seule "Jouer à saute-mouton". En fait, nos dirigeants successifs ont joué à saute-mouton avec les populations civiles, au point de les rendre contraints et parfois même serviles par certains aspects. Contraints car ils devront subir l'ensemble des conséquences qui nous attendent dans un futur pas si lointain (climatologie, sécheresses, inondations, énergies propres absentes, etc...). Contraints car on ne leur a jamais demandé leur avis. Pourquoi ne leur a t-on jamais demandé ? La réponse je la connais car Michel THOURY m'y avait répondu lors de cet entretien. En consultant cette base locale, il était certain que ce projet "idiot" serait mort-né. En utilisant des structures politico-écolo "Ayatollah", ONG pré-converties, associations nationales introduites sous les arches du pouvoir, il aura suffit de monter un dossier "médiatique" pour convaincre les populations du bien-fondé de cette décision unique en Europe...La belle jambe !!! C'est ainsi que l'on a vu apparaître une association, quasi internationale, dénommée "les amis de la sélune". Quels amis, je vous en conjure; ils sont venus de partout, donc une volonté formelle d'étouffer toutes les velléités. Pour ma part, à vrai dire je préfère être premier sur une réelle attractivité économique, fondée sur des axes forts et vérifiés. Le plan de développement émis par Les Amis de la Sélune est très éloigné de cela; Un peu plus tard on a vu aussi passer un autre "machin" (expression purement Gaullienne) qui s'appelait "les Maitres du Rêve". Rien que çà aurait dû suffir pour faire rebrousser chemin; mais non, discrètement et avec application, on a ferraillé et enfoncé un peu plus le clou. Sans oublier les travaux exécutés par VINCI sur le traitement des boues et ordonné par la DDTM, dont nous pouvons nous inquiéter grandement de ses nombreux effets "polluants". 

Justement, le clou? Il y en eu un. L'enquête publique (septembre/octobre 2014) où trois commissaires enquêteurs ont enfoncé le clou dans les barrages avec à peine dix pages d'explication et une demi page de conclusion, laquelle conclusion était toutefois assortie d'une demande expresse d'établissement d'un PPRI. Je rappellerai toutefois que l'ex Préfet qui vient de nous quitter, nous disait le 1 er décembre 2017 que ce PPRI était inutile. Rien que çà!! Il a dû se raviser pour avoir enfin admis qu'il en fallait un, même si celui-ci n'est qu'une parodie de protection pour les habitants. Qui s'est aperçu que la rédaction proposée ne tenait absolument pas compte de la protection citoyenne? Et pourtant, c'est le cas. Lors de l'enquête publique de 2014, en ma qualité d'ancien commissaire-enquêteur, j'ai adressé et remis personnellement un mémoire avec des observations pertinentes, mais aucune de celles-ci n'a été reprise. La remise de ce rapport aux commissaires (par moi même) n'a même pas été citée. Tout cela concourt aux nombreuses interrogations, de même sur les observations par e-mail, lesquelles semble t-il ont emporté la décision d'accepter la demande de l'Etat de détruire les deux barrages. Ces fameux e-mails avaient, selon nos sources, des origines lointaines et même de l'étranger. Que ce genre de pratique ait lieu dans une pétition sur les réseaux sociaux, passe, mais dans une enquête officielle, il me parait pour le moins insensé d'entrouvir la porte à ces pratiques. Ayant pratiqué moi-même la fonction de commissaire-enquêteur, je n'aurais JAMAIS admis cette pratique et, au besoin, j'aurais décliné l'enquête. Ne nous étonnons pas des désaffections citoyennes dans les enquêtes, comme celles des abstentions lors des différents votes. 

Ceci étant, alors que la casse sauvage est en cours sur l'ouvrage CAQUOT, le moment est venu pour les citoyens de découvrir les bas-côtés de ce dossier. JAMAIS, celle-ci n'a été l'oeuvre (ou la résultante) d'assentiments citoyens ni même de la part de la quasi totalité des élus locaux (lettre de plus de 100 élus du sud-Manche adressée au Ministre le 30 mars 2018). Et pour cause, ce Ministre (N. Hulot) n'a jamais eu connaissance de celle-ci; il en est de même du "fameux" communiqué de presse du 14 novembre 2017, rédigé au nom dudit Ministre mais qu'à priori il n'a jamais ordonné, sachant toutefois qu'il ne s'agissait pas d'un arrêté, mais d'un simple communiqué, à caractère mensongé, précisant qu'il n'y avait aucun risque d'inondation. Ce document n'est que le verset primaire d'une décision à "marche forcée" dont l'objectif majeur est de prendre tout le monde de court, évitant ainsi la moindre discussion avec les "béotiens locaux". Nous avons ainsi acquis cette certitude le 14 janvier 2019, lors de notre passage dans le bureau de M. FLOQUIN, Conseiller du Ministre de RUGY, qui nous rétorqua sans ambage "Vezins, 15 ans ça suffit". Nous sommes ressortis de ce "local de la République" comme des abasourdis avec une certitude que nous devions désormais la boucler...Chacun comprendra que cette affaire existe strictement afin de protéger ou instituer un quelconque lobby comme on le rencontre fréquemment dans d'autres pans (glyphosate par ex.). S'agissant d'énergies, nous avons la certitude que cette affaire a servi des desseins dans le domaine en gestation de la PPE (Programmation Pluriannuelle de l'Energie) ou encore de la lutte contre Bruxelles sur le projet de privatisation des barrages français.

Comment pouvons-nous imaginer rester les bras croisés alors que les effets climatiques annoncés par le GIEC vont, d'ici à 2050, désarçonner l'ensemble sédimentaire de la Baie du Mont St Michel ? Comment pouvons-nous nous résoudre à attendre les prochaines inondations (petites ou grandes, peu importe) sans savoir comment les gens vont pouvoir échapper à tout cataclysme ? Au vu de tout cela, comment croire à tous ces effets d'annonces de "carte VERTE" sans nous interroger sur l'obectif poursuivi et la méthode employée ? L'esprit du "Grand Débat" a subitement disparu !!

Qu'elle était verte ma vallée ?       

Il y a cinquante ans, j'ai découvert ce roman de Richard Llewellyn, sorti en 1939 puis couvert par un film de John Ford en 1941 et oscarisé en 1942. En fait, il s'agit d'un petit garçon, au Pays de Galles, en pleine zone minière de charbon, qui regarde avec attention tout le mépris d'une catégorie d'adultes vis à vis de sa vallée, source nourricière séculaire. Le petit Huw, à dire vrai, deviendra probablement l'un des "révoltés" sociaux contre l'anéantissement de sa verte vallée. A cette même époque, le même John Ford réalisa un autre film "les raisins de la colère" que l'on pourrait considérer comme l'aboutissement violent contre le cynisme de ses contemporains ayant détruit sa  belle vallée où il était attaché. 

Certes, comparons ce qui est comparable, mais je ne peux m'empêcher de rapprocher ce magnifique roman avec cette vallée de la Sélune que des irresponsables cyniques d'un autre temps (moderne parait-il) sont en train de saccager et avilir pour les bons soins de lobbies ou de formes de pensées pour le moins douteux. Ne laissons pas transformer NOTRE verte Vallée de la Sélune en "image MALSAINE" comme nous pouvons le voir partout sur la planète. Je croyais que nous étions des humains éduqués, alors faisons-le...IMMEDIATEMENT et jetons aux orties cette notion diabolique d'une gouvernance hors du temps

Avec vous, ECOLOGIE NORMANDE s'inscrit dans le Développement Durable de toute la Baie du Mont-Saint-Michel, de Vezins à la mer, de Granville à Cancale et de la Sée au Couesnon. MERCI à VOUS...!

Pierre JUHEL

Ecologie Normande